La Tribu du feu Bleu : 2020

Réponses aux questions sur l'idéal

Bonjour à tous. Je crois pour ma part que nous avons tous un Petit Travail à accomplir. Nous avons tous nos talents respectifs, que nous pouvons mettre à profit pour construire un monde meilleur. Certains disposent d’une grande capacité à prendre la parole et à mener de grandes manifestations, certains agissent discrètement au quotidien auprès des plus démunis, des migrants… Mon Petit Travail à moi consiste à conter des récits pour permettre à l’autre que nous sommes d’éprouver des émotions, bien sûr,  mais aussi de faire de ces récits de petites graines plantées dans son jardin intérieur.  Je crois fort aux jachères, aux graines en dormance et aux possibles printemps riches de multiples promesses. Alors donc, cultivons nos innombrables talents. Amicalement.

Marie 11/11/2020

J’aime apporter de l’aide aux populations dans le besoin et souhaite qu’elles vivent en dignité sans avoir de souci.
J’aimerais que les gens sachent que le monde est simple à vivre…avoir la paix et l’entente.

Madame Haram Bah (originaire du Mali)

Pour le monde j’aimerais l’Amour, L’Union, la Gentillesse, le Respect.
J’aime jouir de la vie, j’aime le sport , j’aime les gens; le travail aussi.
C’est en Dieu que je puise ma force, en mes amis, en ma famille, en la nature.

Simon-Pierre (22 ans, originaire du Gabon)

La tribu du feu bleu : 2019

Réponses aux questions sur l'idéal

Je manifeste contre la violence depuis mes dix huit ans.

J’aimerais la paix pour le monde, c’est très important pour moi, la paix : plus de guerre, plus de violence, plus de famine…Interdiction de violence…plus rien.

J’aimerais me réveiller un matin et qu’il n’y ait plus rien :

que le bonheur, la joie, l’espérance… tout quoi !

Nadège, 52ans (14)

 

J’aimerais moins d’embrouille entre les gens, plus de convivialité.

Ce que j’aime c’est la famille, le regroupement familial, les amis, les oncles et tantes…La Famille au sens large, c’est le plus important.

Wendy, 39 ans (14)

 

Ce que je veux pour le monde ?

Une compréhension de plus en plus importante qu’en chaque être humain, unique, il y a aussi tous les autres.

Plus d’amour,

Plus de respect à la différence,

C’est pour cela que j’aime l’art, ce ne sont que des démarches singulières mais chacun peut s’y retrouver.

Quand je cherche au fond de moi et que je réalise l’expression de ce que j’ai trouvé, je peux constater que d’autres me reçoivent.

Sophie, 55ans (14)

 

J’aimerais l’amour entre les gens.

J’aime découvrir, apprendre, explorer.

Je vis au rythme de la musique.

François, 33ans, (14)

 

J’aime la vie, les autres, le partage.

J’aimerais la paix et les rencontres pour le monde.

Je m’occupe beaucoup des demandeurs d’asile…et de mes petits enfants…j’essaye de leur donner une vision positive de l’avenir.

Colette, 65 ans (14)

 

Je souhaite la paix et la justice pour le monde.

Je suis d’origine palestinienne et la relation familiale, amicale et de voisinage est très forte.

ça me manque ! J’aime le partage, casser la routine, c’est pour çà que je viens à la Centrifugeuz.

J’espère un jour la libération de la Palestine ; je suis un des membres fondateur de France Palestine Solidarité.

Je suis aussi conseillère de quartier dans le groupe d’échange interculturel.

Nadia, 59ans (14)

 

J’aime mes enfants et mes petits enfants.

Ce que j’aimerais, c’est une maison ou un appartement pour les recevoir tous.

J’aimerais que tout le monde se réconcilie dans ma famille et dans le monde.

Ce que j’aime ici à la Centrifugeuz, c’est l’entente.

Tout le monde se parle, personne n’est plus haut que l’autre.

Evelyne, 47ans, (14) Octobre

 

Je veux la paix.

J’aime lutter contre l’injustice.

Je ne veux plus qu’on bouzille la Nature ; je veux que les animaux puissent vivre tranquilles dans leur élément naturel…

et qu’on arrête de tout baser sur l’argent.

Aurélie 48ans, (14) Octobre

 

La simplicité me va très bien.

J’aime bien rencontrer les gens.

J’aime beaucoup ma ville et j’aime beaucoup les chiens.

J’aimerais d’avantage de solidarité pour le monde.

Dorian, 25 ans (14)

 

Je voudrais la paix et l’égalité pour le monde.

Je sais bien qu’on ne peut pas tous être égaux mais pour l’eau, la nourriture, la vie en général, il le faut…et que les gens puissent vivre selon leur modèle de vie, leur religion.

Je suis juif et je ne pense pas qu’on puisse bâtir un château avec des murs comme le fait l’état d’Israël : on ne peut pas vivre comme ça.

Je suis entré ici à la Centrifugeuz en promenant mon chien… c’était ouvert… j’ai donné à boire aux poules qui avaient très soif. Je continue d’être bénévole, c’est mon plaisir.

Je fais aussi du reiki, pour le plaisir.

Toujours le plaisir.

Tout me va, rien ne me gêne, j’accepte tout, et tout va bien!

Raymond, 76 ans (14) Octobre

 

Ce que j’aime : ne serait-ce qu’un coup de fil… et une réunion comme ici à la Centrifugeuz* où une ravissante petite fille m’accueille en me disant Mamie… Cela me fait chaud au cœur.

Ce que j’aimerais pour le monde ? La paix !!! Il y a fort à faire ; et que les gens s’entendent et se parlent, qu’on sorte de ce monde déshumanisé !

Quand je prend le bus, cela m’arrive de rencontrer les étudiants, de parler avec eux de musique, ou autre selon leur ouverture d’esprit. A la fin ils me disent « au revoir et merci de nous avoir parlé ».

Marie, 87 ans, Calvados

 

J’aime écrire et bricoler dans la peinture ; j’aime le théâtre ; j’ai besoin de tout cela pour continuer. La rencontre avec les gens et l’échange d’idées sont importants pour moi. J’ai besoin de justice.

J’aimerais un monde plus juste : que celui qui travaille gagne sa vie, convenablement… Ne pas laisser les pauvres dans les fossés, ça me bouffe!

Je suis toujours en colère… c’est peut-être ce qui m’anime!

Martine, 65 ans , Caen (14)

Je puise ma force dans la spiritualité du bouddhisme et de l’énergie solaire : que les chakras soient bien alignés de la tête aux pieds par la récitation du mantra qui nous ressource pour la bonne action qui va dans les deux sens.

J’aime les enfants, sentir leurs joies, leurs peines, savoir les pansementer par la prière… toujours trouver une meilleure parole, installer un climat d’écoute mutuelle.

Mon but, c’est la paix mondiale = KOSENRUFU (en japonais)

Marie-Claire, 53 ans, Caen (14)

 

J’ai toujours eu la niaque. Il a fallu que je me bagarre pour tout : pour aller plus loin, pour m’intéresser et comprendre ce qui se passe.

Le mot qui me vient c’est la revanche, la lutte contre l’injustice. Je suis anarcho-syndicaliste depuis le début (1968), d’une famille de paysans. Au lycée (vers le milieu des années 1960), j’étais déjà engagée dans le foyer socio-éducatif. Il faut que je fasse des trucs pour les autres ; je suis féministe.

JUSTICE, SOLIDARITE, AUTOGESTION pour le monde…pour un monde plus naturel, sans abus de consommation, sans pollution…

Tout ce que je fais/j’ai fait, c’est pour les générations futures. Ma petite fille…elle a 6 ans , et je le vois bien, elle a déjà la niaque.

Madeleine, 73 ans, Caen (14)

 

Je souhaite la vérité pour le monde, et je pense qu’un jour ça se fera. Le mensonge finira par disparaître.

J’aime que les gens soient heureux, ça me donne de la force.

Daniel, 20 ans Caen (14)

 

 

Qu’est-ce qui t’anime ?
La joie des autres, surtout si j’ai ma part dans la réalisation.

Te fait vivre ?

Pouvoir me déplacer en toute autonomie et rester attentif à tout ce qui peut être lu ou vu du point de vue culturel et politique.

Dans quoi puises-tu ta force ?

Une vie physique et intellectuelle bien réglée depuis la gym matinale jusqu’au coucher tôt.

Quel est ton idéal ?

L’Amitié dans tous les domaines.

Michel, 85 ans (Orne, 61)  Janvier

La tribu du feu bleu : 2018

Réponses aux questions sur l'idéal

« Ce qui me donne de l’espoir, c’est de voir la réussite de mes enfants. De voir comment ils résolvent leurs problèmes et surmontent les difficultés.
Qu’ils élèvent leurs enfants aussi bien que j’ai tenté de le faire – de les élever pour qu’ils soient des personnes meilleures.
Et regarder chacun d’eux se faire son propre chemin et aller de l’avant. »

Mahboubeh (63 ans, Téhéran, IRAN), octobre

« Ce qui m’a redonné de la force, ce fut la proposition qui m’a été faite d’enseigner le français aux jeunes français, leur langue maternelle qui n’était pas la mienne. Je me suis sentie reconnue. »

Yatsa, 62ans, Octobre , yougoslave (langue maternelle serbo-croate) réfugiée en France depuis 20 ans

« Ce qui me fait vivre, c’est le travail, beaucoup de travail d’écriture et quelques projets
d’édition de mes poèmes et deux livres scientifiques »

Jelina, 68ans, Octobre, réfugiée dans son propre pays la Bosnie (professeur de littérature comparée)

 » Ce qui me donne de la force, ce sont les personnes handicapées pour qui je travaille, sans qui je n’aurais pas de travail.
Autant je suis speed, nerveuse, autant je deviens calme et d’une patience qui me surprend ».

Rabia, 30ans, Octobre, de famille marocaine en France

 

Ce qui m’anime, c’est ma soif de justice.
Je serai en vie tant que j’aurais des combats à mener.
Ce qui m’anime, ce sont les autres.

C. 16 ans, Mars (14) 

Ce qui m’anime est l’envie de faire plaisir aux autres.
Ce qui me fait vivre est la volonté de réussir.
Je puise ma force dans ma famille et mes amis.
Mon idéal est la paix, le bonheur.

Simon, 19 ans,  Mars (14)

Ce qui m’anime est la perspective des moments de bonheur que je peux connaître.
Ce qui me fait vivre est l’imparfaite perfection de mon corps humain et mon coeur qui envoie le sang vers mes organes vitaux.
Je puise ma force dans l’envie d’apprendre toujours plus et de réussir ce que j’entreprends.
Mon idéal est un gouvernement de gauche.

Eloi, 20 ans, Mars (14)

 

Pleins-feux : historique

A propos

Productions Pleins-Feux

 

• 1997 : « La Grande Veilleuse », livre-objet sur la mémoire de la sidérurgie caennaise ; a été conçu comme un espace/temps de transmission des anciens vers la jeune génération. Débuté en 1993, ce projet a trouvé son aboutissement en 1997 lors de la parution du livre-objet aux éditions Jean-Michel Place, présenté sur le lieu d’exposition « Dessein/Dessin », port de Caen (14).
à lire : http://elisabethleverrier.net/ecrits.htm

• 1998 : organisation de la « Soirée idéale » au cinéma Lux, Caen (14)
• 2000 : « Bien en chair », film 52mn. Tournages en public et avec le public en formation ( ateliers danse,musique, chant, costumes) sur les Fêtes à Caen la Paix en 1995/1996. Le film est une réflexion sur l’espace du dedans et du dehors.
• 2001 : projection de « Bien en chair » au cinéma Lux, entre autre…
• 2005 : « Eternel regard » film 12mn.
à voir dans son intégralité : http://elisabethleverrier.net/eternelregard.htm

• 2006 : projection « Eternel Regard » au Café des Images avec Amnesty International.
• 2007 : projection « Eternel Regard » au festival International du cinéma de Mar del Plata et en région.
• 2006 à 2009 : stages de peintures.
• 2009 : exposition du grand dessin « Au bout du geste » et projection de « SMN Feux »  et « Eternel Regard ».
• 2017 : parution de « a fresco », ouvrage présentant plus de vingt ans de création autour de la mémoire avec pour médium essentiel le feu. Edition La Manufacture de l’image, avec le soutien de Pleins-Feux.
à lire : http://elisabethleverrier.net/ecrits.htm
« Une ronde à la chapelle Saint Roch » (Argentan) : première lecture publique des textes du Feu Bleu et lancement du projet de cimetière de vie de Jean-François Lefèvre, lors du vernissage de l’exposition d’E.Leverrier.

La Tribu du feu Bleu : 2017

Réponses aux questions sur l'idéal

Je dépose donc ici la petite réponse qui me trotte dans la tête depuis l’expo à la chapelle StRoch aujourd’hui 11 novembre 17, pluvieux froid, tristounet après-midi…  encore un an à tirer dans la boue les gars, il y a cent ans, déluge de feu… Chère Elizabeth ton projet, ta passion déployée me fait penser aux paroles du Christ que je préfère : « Le feu ! Je suis venu le jeter sur la terre ; et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé !» (Luc 12,49 version Chouraqui, la meilleure). Le feu qui a déserté (en apparence) nos églises et qui prend partout : feux de forêt, d’immeubles, nucléaire s’il le faut… Voilà ce qui me fait vivre, enfin, dans mes rêves. 

Aline, 11/11/2017

Ce qui m’anime : la pleine conscience d’être baignée d’ un courant de vie qui me traverse aussi.
Ce qui me fait vivre : Amour et Espoir.
C’est la Nature qui rééquilibre mon énergie : je soigne la terre, la terre me soigne.
Un idéal : La bienveillance éveillée pour tous…

Chris. Septembre

Le hasard du calendrier m’amène à poser les premières lignes de ce récit un jour de Pâques en écoutant cette merveilleuse passion selon saint Mathieu. Moi qui suis un piètre croyant ! Les belles histoires de renaissance me réjouissent. Elles parlent de vie plutôt que de mort. Au moment où les cloches sonnent à toute volée sous ce beau soleil d’un midi pastoral, il est une autre petite cloche qui résonne seule dans la campagne normande. Il s’agit d’une chapelle dédiée à saint Roch. Un saint qui en Normandie est célébré parce qu’on s’y raccrochait lors des terribles épidémies de peste. Cette chapelle saint Roch d’Argentan, je m’en occupe depuis plus de quarante ans. Elle est désormais désaffectée au culte mais la mémoire ancestrale du lieu et des habitants n’oubliera jamais les milliers de morts qui y reposent. Elle était le charnier de la ville. Elle est au prix de nos efforts devenue un lieu charmant qui réjouit le plus grand nombre. Son accès est libre. Le jardin conçu en petits enclos invite le promeneur à se sentir bien. Groupes et particuliers y viennent pour les expos, les concerts, des conférences ou des fêtes dont chacun garde le meilleur souvenir. C’est en ce lieu de bien-être dans un de ces enclos que je veux depuis quelques années lancer un projet qui donnera un sens à nos vies. Je veux y mettre des sépultures qui ne célébreront sûrement pas la mort…
…un jardin d’ADN. Je disais un « cimetière de vie ». On me reprit un jour en me disant « non, un jardin de vie! ». Je veux bien. Il s’agit de créer des sépultures de notre vivant. Un « bâton de vie » fiché en terre. On le choisit de bonne longueur. Il fera sensiblement notre taille. On y inscrit notre nom et notre date de naissance. On peut le décorer. On y écrit si on souhaite une épitaphe ou son équivalent puisque nous sommes en vie. Il faudra inventer un autre mot pour cela mais surtout on le perce pour inclure dans ce bois notre ADN. De la manière qui nous sied. Sérieuse ou coquine ! User d’un bel endroit pour y mettre sa sépulture… voire s’offrir des résidences secondaires. On peut imaginer un travailleur immigré qui choisit sa sépulture de vie ici et une autre dans son pays. Une idée c’est comme un petit enfant en devenir, chacun se penche sur son berceau en espérant le bon et le bien. Il appartient à tous d’y apporter le meilleur. Ces bâtons de vie je les vois fleurir à saint Roch avec des gens heureux de s’y regrouper mais aussi sur des petits terrains prévus à cet effet, au bord de la mer, au fil des vallées des montagnes, dans de belles propriétés ou le gazon d’un modeste jardinier ; tous heureux de marquer leur passage sur cette terre. Les froides maisons de marbre des cimetières n’ont rien à voir dans ce projet. Elles ont pour but de célébrer la mort, là n’est pas notre propos. Après la « sépulture de vie » chacun fera ce qu’il veut de sa dépouille mortelle. Cette idée est une sorte d’oeuvre d’art collective et non un cimetière, lui-même soumis à la loi et aux règlements.
La voici donc cette idée qui me fait vivre en ce moment. Je suis en quête de jolis bâtons. Je les planterai prochainement et je les proposerai à tous ces amis déjà séduits qui veulent que nous nous rejoignions au jardin de saint Roch.

Jean-François 55ans, (14,France) Mai

La création me porte depuis de nombreuses années,
la place de l’imaginaire et du poétique au cœur de la cité me préoccupe,

le théâtre mon vecteur de prédilection,

tout ceci est nourri par l’humain et la condition qui lui est faite,
et comme disait Federico Garcia Lorca :  » le théâtre, c’est la poésie qui se lève pour se faire humaine ».
Toute création est un acte poétique et politique que l’on pose au milieu de la cité.

José 67 ans ( 14, France ) Avril

 

Qu’est-ce qui te fait vivre ?

En voilà une question surprenante, en tout cas peu fréquente dans nos relations amicales et pour le moins inattendue : c’est tellement évident que je vis – encore !

Alors de quoi s’agit-il ?

En cette occasion, je n’ai pas envie de mener une réflexion philosophique, rationnelle, ou introspective, encore moins de louer quoi que ce soit MAIS j’ai besoin de répondre car je sais que la question va m’encombrer de toute façon et c’est bon signe…

Résumons: je pense que j’apprécie présentement de pouvoir choisir d’être seule et mes moments de silence, donc d’écouter de la musique ( pas tous les genres…), et d’aller à la rencontre de la mer – moments essentiels tout au long de ma vie. Quotidiennement je ne parviens pas à oublier la fragilité de mon existence : il me faut donc provoquer la sensation de beauté, entretenir la perception du grand tout, rechercher le plaisir de l’infini quel qu’il soit ! Par exemple, l’horizon, les nuages comme les étoiles, me manquent quand la saison nous les voile.

En outre, garder la perception de la simplicité d’être là, d’aimer et d’être aimée me suffit -« je crois »-, ce qui ne rassasie pas mes curiosités multiples et multiformes. Je me confronte ainsi au temps qui passe, si vite, trop vite, et entrer dans une bibliothèque ou une librairie me désarme car je mourrai sans avoir découvert tant de merveilles et tant de voyages. Cependant, depuis que l’envie de créer mes propres images s’est clairement installée en moi, je savoure la tension de les rechercher car les étapes, les tâtonnements et les résultats divers m’évitent au mieux les effets de la dispersion.

En conclusion, c’est la conscience de vivre dans un espace et un moment de PAIX qui me rassure et d’imaginer les perdre me met aux aguets auprès des autres. Est-ce ainsi que j’ai fait face aux combats divers que je n’ai pu éviter ou que j’ai partagés? sans doute !! et encore… mais ce n’est pas la question, et alors cette question n’est-ce pas préalablement celle de l’oxygène* que, malgré tout, nous respirons tous et toutes?

* P.S. : certes, cette référence physico-chimique renvoie à la source commune, autre sujet tangent, et donc à l’eau – en n’oubliant jamais que l’eau que nous buvons actuellement a exactement les mêmes caractéristiques que celle que buvaient les dinosaures! bon, ce sera peut-être pour une autre fois… !!!

Myriam, 70 ans ( 14, France ) Mars

La Tribu du Feu Bleu : 2016

Réponses aux questions sur l'idéal

Ce feu qui m’anime…

Permettre à chacune et chacun

de collecter des brindilles…

…Rallumer ce feu dans leur cœur.

Leur offrir l’étincelle,

qui déclenchera cette flamme bleue dansante,

au gré de leurs envies !

Jeter leurs embûches dans ce feu bleu !

Ajouter de chaleureux gestes au parfum d’orange.

Partager des instants de solidarité…

Et main dans la main … crépiter de joie!

Marie-Claire  59 ans ( 14, France ) Décembre


Qu’est ce qui t’anime ?
Ce qui m’anime en priorité est le besoin constant que j’ai de lutter ( avec mes petits moyens ) pour une vie meilleure et plus juste pour tous.
Je ne sais plus qui a dit : « Tu te plains de ton époque, mais qu’as-tu fait pour la changer ?  » Je crois que chacun a un rôle important à jouer sur cette planète : avoir une sorte de mission qui commence par les relations aux autres, l’aide aux autres, accepter les autres comme ils sont, et non comme on voudrait qu’ils soient, c’est à dire être tolérant. Les comprendre, les respecter, quelles que soient les opinions ( politiques, religieux/athée, etc… ). Pour cela il faut être confiant, ouvert, positif.
En tant qu’ancien, je crois également que l’on est sur terre pour réaliser les plus belles choses que l’on puisse, en étant un exemple. Ainsi montrer que la vie a un sens, si on a un coeur qui croit en l’amour, au respect des autres, au partage, au pardon. Et détester la haine : on se réjouit du bonheur des autres, de leur réussite au lieu de les jalouser etc…
 Qu’est ce qui te fait vivre ?
C’est surtout ma famille, où les bonheurs et les malheurs sont partagés entre tous avec amour, compréhension, et ouverture d’esprit. Nos petits enfants et leurs parents sont merveilleux : les mots « fâcherie, jalousie, haine » n’existent pas dans la famille. Les rencontres, les repas animés, les balades sont des sources de plein de petites choses qui remplissent de joie. On a tous la capacité à être envers et contre tout « joyeux ». Si parfois ( très rarement ) une dispute arrive, le pardon est un beau cadeau. C’est l’acte des forts. Le pardon est un acte créateur. Il ouvre l’avenir à des jours meilleurs.

Dans quoi puises-tu ta force ?

Je puise ma force dans la puissance de mes pensées. J’y crois énormément. Tout ce que nous bâtissons est fait par le canal de la pensée. Rien ne peut exister en dehors d’elle car elle est à l’origine de toute chose :
* Une maison ne peut être construite si elle n’est pas pensée auparavant, créée par la pensée et fixée sur un plan.
* Lorsque nous prenons un stylo pour écrire, il faut bien que l’idée d’écrire soit passée par notre cerveau.
* Le mental ( la pensée ) réagit sur tout l’organisme. La crainte, les soucis, les ennuis n’influencent pas seulement le coeur et les nerfs, mais aussi l’organisme circulatoire, digestif… et ainsi peuvent créer une maladie.
Ayons de pensées fortes, positives ! Apprenons à profiter de chaque minute de la vie ! N’attendons rien en dehors de nous qui nous rende heureux- joyeux – plutôt que de nous tracasser pour demain.
Ma devise :  » Hier je m’en fous / Demain je m’en contrefous /Aujourd’hui je me passionne  » ( Ma femme dit que je suis un inconscient.)

On est sur terre pour être heureux, affirmons le très fort. Prenons l’habitude d’être heureux en maîtrisant nos émotions. On ne naît pas optimiste on le devient, en faisant confiance et en surmontant toute peur.
Pour conclure, je crois profondément que la pensée nous dit :  » amour, joies , respect, bonheur sont les chemins d’une vie heureuse  »
Quel est ton idéal ?
Je cultive mon idéal dans la certitude qu’une vie meilleure sur cette terre est possible. Je lutte depuis 1948 contre tous ceux qui sont aujourd’hui, petit à petit mais sûrement, en train de faire crever la terre et ses habitants :
* Produits chimiques à outrance dans les produits alimentaires, cosmétiques, etc..
* Laboratoires pharmaceutiques contrôlés par les petits copains (experts tous payés).
* Alimentation de plus en plus industrielle au profit des multinationales.
* Agriculture de plus en plus polluante ( on devait réduire les pesticides, mais l’année dernière- en 2015 – on en a utilisé 20% de plus !!! ). D’ailleurs les paysans ont perdu : au lieu de « paysan » on dit « exploitant agricole »… Tout ça au profit de Monsanto, Bayer, etc… qui les exploitent jusqu’à les obliger à acheter leurs semences uniquement chez eux.
Beaucoup d’artisans, de cultivateurs, de cuisiniers, de scientifiques etc… se rebellent pour qu’une vie plus saine se réalise sans pesticides, herbicides, etc… sans les multinationales, les banques … J’y crois et je les soutiens.
J’ai un deuxième idéal qui me donne une sorte d’espérance et de justice : c’est la certitude d’une vie après la mort. Beaucoup n’y croient pas et disent que c’est impossible, mais si l’on observe bien ce qui se passe sur notre terre  » toute chose meurt pour revivre autrement » :
* le grain de blé meurt pour donner un bel épi
* le fruit meurt pour engendrer un arbre
* la bougie meurt pour se transformer en lumière
etc…
S’il n’y a pas de vie après notre voyage sur terre, alors notre vie terrestre est absurde et injuste : Il y a des riches et des pauvres, des bien portants et des gens toujours malades, des gens valides et des handicapés… La chance pour certains, pour d’autres le malheur. Tout ceci est d’une injustice évidente.
L’Homme est la plus belle création, la plus accomplie du système solaire, et serait condamné à vivre 50-70-100 ans, puis il tomberait dans le néant ? Il ne serait plus rien ? Alors que la Terre, le Soleil, la lune, des milliards d’étoiles, des astres, des planètes vivent depuis des milliards d’années ( Le soleil est au rendez vous tous les matins ), cela me semble impensable et, de plus, injuste.
On peut se poser la question : suis-je un être exclusivement matériel ? ou bien y a-t-il en l’Homme quelque chose de plus que son corps physique – que l’on voit ? Ce que l’on ne voit pas est pour moi l’essentiel de l’Homme, c’est à dire : son âme, son esprit, ses sentiments, son amour, son affection, ses pensées, son énergie, ses vibrations. Tout ceci ne meurt pas et je pense continue à vivre autrement, dans un monde où on vit dans la paix, l’égalité, où on ne juge pas !!!

Plus de questions : Pourquoi le ciel ? Pourquoi l’Homme ? Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? Pourquoi les bourreaux ? Pourquoi les victimes ? Pourquoi le bonheur ? Pourquoi le malheur ? Le hasard ? Le destin ? Un Dieu ou pas ? Ou simplement l’inconnu qui nous échappe ?
En tout cas, il y a plus de 2000 ans un homme appelé Jesus est venu sur terre nous offrir le plus merveilleux message :  » Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés, et même vos ennemis « . Sans parler religion, tout le monde peut le faire. Si tout le monde écoutait ce message, il n’y aurait plus de guerre, plus de conflits, plus de haine. La paix serait merveilleuse. La paix serait dans les coeurs à jamais. Ce sera difficile et long, mais on doit espérer doucement le bonheur.
Je crois inconditionnellement à une vie merveilleuse dans l’au delà, et je continuerai à y croire, même si beaucoup de monde perd espoir devant la mort.
Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, même si je vous ai plus ou moins cassé les pieds. Ne perdons jamais espoir… Pour moi la vie est sans fin. « Gagnons » un peu en « Humilité » en nous abaissant devant « l’inexplicable ».
Recevez mes meilleures pensées

Michel 90 ans ( 14, France ) Novembre


La charte des droits de l’autre

Ici et partout dans le monde, l’autre :
Celui, celle qui n’est pas de mon bord ou de mon opinion,
Celui, celle qui n’est pas de ma manière de vivre ou de mon âge,
Celui, celle qui n’est pas de ma région ou de mon pays, de ma race ou de ma couleur de peau.

L’autre,
Chaque être humain, quel qu’il soit, a droit à la vie et au bonheur, à l’espace et à la liberté ;
Chaque humain a droit à une égale dignité, car l’autre est unique, son histoire et son destin sont uniques ;
au milieu de tous, sujets de droits et de devoirs comme tous.

Il est une personne unique, il a droit à être reconnu pour lui-même, il a droit à son visage, à sa parole et au respect de son identité ;
il a droit au travail, à l’épanouissement de ses capacités ;
il a droit à ses amours et à ses fêtes ;
il a droit à ses appartenances, à la culture et à la communauté de son choix ;
il a droit d’aller et venir librement à travers le vaste monde ;
il a droit à la paix.

L’autre en vaut la peine ;
chaque humain qui n’est pas respecté pour lui-même,
chaque humain qui est utilisé, manipulé ou méprisé,
chaque humain qui est bâillonné ou affamé,
chaque humain qui est empêché d’agir pour son propre bien, ou pour le bien d’autrui,
chaque humain qui est pourchassé ou opprimé, enfermé ou rejeté,
a le droit de recevoir de moi ici et aujourd’hui,
l’aide concrète de ma pensée, de mon cœur et de mes mains.

Michel ( texte découvert par Frédéric, publié avec l’aimable autorisation de l’association »BANCS PUBLICS » http://www.lesbancspublics.fr/temoignages,charte.html )

 

4 questions, 4 entrées mais peut être une seule réponse : les autres.
Toutes celles et tous ceux qui vivent autour de nous, et cela peut être très lointain, participent à la construction de notre monde, mais aussi malheureusement à sa destruction (chacun d’entre nous plus ou moins). Chacun d’entre nous y a sa part, chacun d’entre nous est en relation avec les autres. Notre relation avec les autres est faite d’échanges. Je reçois beaucoup, je donne peu, je reçois peu je donne beaucoup, ce n’est pas toujours la même chose. Mais j’accepte qu’il en soit ainsi. C’est ainsi que nous pouvons vivre ensemble et partager. C’est aussi ainsi que nous pouvons espérer avancer vers de meilleures relations entre les humains, espérer avoir une société dans laquelle chacun et chacune aura sa place, la plus égale possible.
Ce monde chacun d’entre nous le construit, dans sa cage d’escalier, sa placette, son village, sa ville …
Chacun d’entre nous s’inscrit dans un collectif.
J’ai envie de partager, de rencontrer, d’aller de l’avant, de construire, mais aussi de rire, d’aimer et pourquoi pas de pleurer mais pas tout seul.

Joel 66 ans ( 14, France ) Septembre


Je crois que chaque fois qu’une main se tend vers l’autre,
Chaque fois que l’on fait un pas vers l’autre,
Chaque fois qu’on adresse un sourire, un merci.
Chaque fois que l’on agit avec les autres pour améliorer la vie, pour faire reculer l’injustice, pour respecter l’environnement…

L’Amour se vit, se répand, se multiplie et c’est le monde entier qui bouge.

Ce qui me fait vivre, c’est de me sentir utile, en apportant ma modeste pierre là où je vis. J’essaie avec d’autres de bâtir dans le quotidien un monde plus juste, plus humain, plus solidaire envers toute forme de vie (humaine, animale, végétale…). Ca m’aide à entrevoir qu’un autre monde est possible et en tout cas que je participe à son avènement.

Chaque être humain se ressemble par delà ses différences. Nous sommes tous dotés du même désir d’aimer, d’être aimé, de faire quelque chose de sa vie, de vivre en harmonie avec les autres, avec la nature.
La mondialisation, c’est une chance inouïe de partager nos envies, nos façons de vivre, nos richesses culturelles, artistiques….
Alors, pourquoi se laisser berner par le déversoir sans fin des infos et médias, distillant le fait que l’Autre, l’Etranger, le Migrant, le Différent est forcément une menace ?

Madeleine ( 14, France ) Septembre


En un mot : la Nature

La Nature m’anime…

La Nature me fait vivre…

Je puise ma force dans la Nature…

Mon idéal est la Nature.

Ria, 65 ans ( ferme bio de Védrénas. 23, France) Juin


Transmettre, laisser un bon souvenir

Chère Elisabeth,

pour répondre à ton petit questionnaire avec mes bientôt 88 ans, je peux te dire que je ne me suis jamais posé de questions. Seule avec les enfants et mon travail d’institutrice j’ai tout simplement fait mon « devoir » coûte que coûte comme l’ont fait mes parents.
Maintenant ma retraite me permet de vivre bien, de jouir de mes enfants J-Ch. et P., de mes petits enfants et mes 5 arrière-petits enfants.
Tout ce petit monde me permet de me « secouer » et de rester en forme (dans la mesure du possible), de rester « agréable » à regarder.
Lorsqu’ils viennent, je leur joue du piano et je leur montre des photos de famille.
C’est très important de laisser des bons souvenirs à cette génération ultra « téléphonique et ordinatique ».

Mon idéal c’est de leur laisser un bon souvenir.

Ils savent que je fréquente un club, que j’aime marcher le long de la mer et que j’ai beaucoup voyagé grâce aux souvenirs que j’ai rapportés.

Cécile  ( 50, France ) Mai


Pour que nos vœux deviennent réalité !

Cherchez à vivre une forme de décroissance matérielle dans la vie quotidienne, sachant que la croissance a ses limites.

  • 1997 … le développement durable englobe tous les aspects de la vie humaine, nous devons tous mesurer les effets induits de nos décisions, pensons à nos successeurs sur cette terre. Changer notre mode de vie et de consommation, placer comme première priorité la solidarité et la justice…il m’apparaît que l’emploi pour tous n’est pas plus difficile à réaliser que l’école pour tous. Dans la constitution de 1956 : « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. ». Le tri sélectif, l’organisation de filières de collecte, de traitement et de valorisation des déchets sont des ressources d’emplois nouveaux.

« C’est proprement ne valoir rien que de n’être utile à personne » (Descartes). Contribuez donc au partage du travail et évitez que l’exclusion devienne pour des gens une logique de vie.

  • 1992 …Ecologie et économie ont la même racine, c’est par aberration que les deux ont été séparés ; aujourd’hui, on ne s’en sortira qu’en mettant en adéquation l’économie de la nature et l’économie de l’homme…J’ai dit non à Maastricht pour une Europe de justice, de progrès, de coopération avec le tiers-Monde, d’humanisme, d’écologie et de paix.
  • 1990 : la déchetterie, un lieu de service, de travail, de création, de partenariat…
  • Durant mon service militaire au moment de la guerre d’Algérie , j’ai fait de la prison car je ne voulais pas tuer l’autre, les autres.
  • J’ai travaillé sur le projet habitat à Hérouville Saint-Clair : un multipartenariat  ville, société HLM Caf pour s’approprier l’environnement, son logement, son lieu de vie, favoriser la rencontre entre les habitants, les associations et les institutions… atelier réfection appartement, atelier « la boîte à outils »…

La Boutique habitat existe encore aujourd’hui à Hérouville…

  • Engagé dès le début… dans  Jeunesse ouvrière catholique, le syndicat, la CSF, le Secours catholique, Vivre Mieux Hérouville, les Verts : c’est une force de se retrouver en groupe et cela permet de ne pas se faire exploiter.

Je puise aussi ma force dans les actions de gens comme Nelson Mandela, Stéphane Hessel et Pierre Rabhi. Ma femme Janine m’a toujours suivi dans mes actions.

  • Aujourd’hui si les questions de méthode suscitent une telle passion, c’est parce qu’elles ouvrent la porte au changement… croire en l’homme c’est croire que tout homme a un avenir.

Jean-Pierre ,73 ans  et Janine, 70 ans ( 14, France ) Mars


The Blue Fire Tribe

réponses

Feu bleu


What makes you tick?

Makes you want to live?
Where do you draw your strength from?
What is your ideal?

SEND US YOUR ANSWERS  (Assoc.PleinsFeux@gmail.com )
AND WE WILL POST THEM HERE ( from first to last responses )

Marie, November 11th, 2020

Hello everyone. I personally believe that we all have a Small bit of Work to accomplish. We all have our respective talents and we can use them to make a better world. Certain are able to speak and organize big demonstrations, others work discretely in every day life helping down and outs and migrants… My Work is story telling which allows the other to know that we too feel emotions, of course, but also that the stories are like small seeds planted in their own interior garden. I strongly believe in fallow land, in dormant seeds and in possible Springs full of promise. So lets cultivate our innumerable talents. Best wishes.

Aurelie, 48, (14) October

I want peace.
I enjoy struggling against injustice.
I don’t want us to go on destroying Nature ; I would like animals to be able to live peacefully in their natural environment…
and that everything should be stopped being based on money.

Dorian, 25, (14)

Simplicity suits me very well.
I enjoy meeting people.
I like my town a lot and I like dogs a lot too.
I would like more solidarity in the world.

Marie, 87, Calvados

What I like : just a telephone call… and a meeting place like here at the Centrifugeuz * where a beautiful young child greeted me saying Granny… It warmed my heart.
What would I like for the world? Peace!!! There’s a lot to do ; and that people get on together and talk to each other, and we can get out of this dehumanized world!
When I catch the bus, it happens that I meet students, talk to them about music or other subjects. Afterwards they say “goodbye and thank you for talking to us”.

Raymond, 76, (14) October

I would like peace and equality for everyone in the world.
I know that we can’t all be equal but for water, food, life in general, it must be… and that people should be able to live according to their way of life, their religion.
I am Jewish and I don’t think you can build a fortress with walls as the State of Israel has done : we can’t live like this.
I came to the Centrifugeuz while walking my dog… it was open… I gave water to the chickens who were very thirsty. I continue to work as a volunteer, its my pleasure.
I also do Reiko for pleasure.
Always pleasure.
Everything is OK, nothing upsets me, I accept everything and everything’s fine!

*The Centrifugeuz , a cultural center in Caen : http:// centrifugeuz.org/

Martine, 65, Caen (14)

I enjoy writing and messing about with painting ; I enjoy theater ; I need all of that to be able to keep going.
Meeting people and exchanging ideas are important for me. I need justice.
I would like a fairer world : where those who work are payed correctly… Without leaving the poor in the ditch, it gets on my wick… this is perhaps what jeeps me going!

Marie-Claire, 53, Caen (14)

I draw my strength from the spirituality of Buddhism and solar energy : when the chakras are well aligned from head to foot through the recitation of mantras which give us strength to do good works which work both ways.
I love children and feel their joys, their pain, to know how to heal them through prayer… always find the right word and install a climate of mutual listening.
My aim is wold peace = KOSENRUFU (in Japanese).

Madeleine,73, Caen (14)

I have always had energy. I’ve always had to fight for everything : to get on, to get interested and understand what is going on.
The word that comes to mind is revenge, the struggle against injustice. I have been an archo-syndicalist from the beginning (1968), and come from a peasant family. At secondary school (in the middle of the 1960’s) I was already taking part in a socio/educational center. I had to do things for other people ; I am a feminist.
JUSTICE, SOLIDARITY, AUTOGESTION for the world… for a more natural world without the abuse of consumerism, without pollution…
Everything I do is for future generations. My grand daughter… she’s 6, and can already see that she has the energy.

Daniel, 20, Caen (14)

I want truthfulness for everybody, and I think that one day we’ll have it. Lies will finish by disappearing.
I like it when people are happy, this gives me strength.

Evelyne, 47, (14) October

I love my children and my grandchildren.
What I would like is a house or a flat so that they could all come and stay.
I would like everyone in my family to get on together and also in the world.
What I like here in the Centrifugeuz is that everybody gets on together.
Everybody talks and nobody is better than anyone else.

Michel, 85, Orne (61)

What keeps you going?

The joy of others, especially if I have been part of it.

Keeps you alive?

To be able to move about independently and to be attentive about everything that can be read or seen concerning cultural and political life.

Where does your strength come from?

A well ordered physical and intellectual life starting with gym in the morning and going to bed early.

What’s your ideal?

Friendship in all domains.

Mahboubeh (63ans, Téhéran, IRAN)

What gives me hope is seeing my children’s success. See how they fix their problems and beat (overcome) their difficulties.

That they’re raising their children as well as I tried to – to raise them to be better persons.

And watching each of them making their own way and going through it.

October 2018

Yatsa, 62, Yugoslavian (native language Serbo/Croatian) a refugie living in France for 20 years

What gave me strength was the offer that I was made to teach French to young French people, their native language which wasn’t mine. I felt worthwhile.

October 2018

Jelina, 68, a refugee in her own country of Bosnia (professeur of comparatif literature)

What keeps me alive is work : lots of work writing and several projects to publish my poems and two scientific books.

October 2018

Rabia, 30, from a Maroccan family in France

What gives me strength are the handicapped people that I work for, without whom I wouldn’t have a job. I’m hyper and nervy normally and I become calm and have a patience which surprises me.

October 2018

C., 16  (14 France )

What keeps me going is my thirst for justice.

I shall stay alive as long as I have fights to fulfill.

What keeps me going is the others.

March 2018

Simon, 19 (14 France)

What keeps me going is my desire to bring pleasure to others.

What keeps me alive is my will to succeed.

I get my strength from my family and friends.

My ideal is peace and happiness.

March 2018

Eloi, 20,

What keeps me going is the perspective of moments of happiness that I can look forward to.

What keeps me alive is the imperfect perfection of my human body and my heart which sends the blood to my vital organs.

I get my strength from my desire to learn more and more and to suceed in my undertakings.

My ideal is a leftwing government.

March 2018

Aline, November 11th, 2017

So here I’m giving a little answer which has been swirling around in my head since I saw the exhibition in the St Roch chapel. And today on the 11th November 17, a cold, wet and miserable afternoon….another year to go in the filth man, a hundred years ago, a deluge of fire…
Dear Elizabeth, your project, your passion makes me think of my favorite words of Christ : “(Luke 12,49, the Chouraqui version, the best). The fire which has (apparently) deserted our churches and which appears everywhere: forest fires, house fires, if necessary nuclear fires… This is what makes me want to live, at least in my dreams.

Chris

« What buoys me up : being aware of bathing in life’s current which also runs through me.

What makes me want to live : Love and Hope.
Nature helps me to balance my energy : I take care of the earth and the earth takes care of me.

My ideal : goodwill towards everyone…. »

September 2017

Jean-François, 55 (14, France)

Purely by chance I wrote the first lines of this story on an Easter Day while listening to the marvelous St Mathew’s Passion. I who am a poor believer ! Beautiful stories of rebirth bring me joy.. They talk about life rather than death. At the time when the bells ring out under the sunshine of an Easter noon, there is another little bell ringing out by itself in the Normandy landscape. It concerns a chapel dedicated to Saint Roch. A saint who is revered in Normandy because he was clung on to during the terrible plague epidemics. I have been engaged with the Chapel of Saint Roch d’Argentan for the last forty years. Although it has been deconsecrated, the ancestral memory of the chapel and the people will never forget the thousands who are at rest there. It was the charnel house of the town. Through our efforts it has become a charming place bringing joy to many. Access is free. The garden made up of small enclosures encites the well being of the visitor. Groups and individuals come for the exhibitions, the concerts, the conferences or the festivities which fill everyone with happy memories. It’s in this place of contentment, in one of the enclosures that for several years I have been wanting to create a project that will bring sense to our lives. I want to put sepultures which will definately not celebrate death…..

… a DNA garden. I said it was a « life cemetery ». Someone took me up on it one day saying « no, a garden of life !». That’s good enough for me.It means making sepultures during our lifetime. A « green stick » stuck in the ground. The right length must be chosen. It should be approximately your size. You write your name and your date of birth. It can be decorated. If you want to an epitath or its equivalent can be inscribed while you are still alive. Another word should be invented for that but especially as the wood must be pierced to include our DNA. In the way that suits us. Seriously or amusingly ! To use a beautiful place to put your sepulture…. like offering oneself a second home. You could imagine a migrant worker chosing to put his living sepultures here and another in his own country. An idea is like the future of a small child, with everyone leaning over his cot wishing him all the best. Everybody should bring his best. I can see these living sticks flowering at Saint Roch with happy people gathering there but also on small plots of land along the coast, in valleys and mountains, in beautiful properties and on the lawn of a modest gardener ; all happy to leave a trace of their pasage on this earth. The cold marble houses in graveyards have no place in this project. Their aim is to celebrate death, that is not our intention. After the « living sepulture » everyone can choose to do what he likes with his mortel remains. This idea is a sort of collective work of art and not a cemetery, which has to submit to laws and rules.


So here you have the idea which keeps me going for the moment. I’m looking for pretty sticks. I will plant them soon and I will offer them to all those like-minded freinds who would like to join us in the Saint Roch garden.


May 2017

Myriam, 70 (Caen)

What makes you want to keep on living?

That’s a surprising question, not one that comes up frequently during our friendly relationships and quite unexpected : it’s so evident that I’m still alive!

So what does it mean?

For the moment I don’t want to go into a philosophical, rational or introspective reflection, even less to praise anything or anybody BUT I must reply as I know that the question will bother me in any case and that’s a good sign…

To sum up, for the moment I appreciate being able to choose to be alone and have my moments of silence, then to listen to music (not every kind …), and to go down to the sea – essentiel moments through out my life. Every day I cannot forget the fragility of my existance : I need then to provoke the sensation of beauty, keep up the perception of the grandeur of everything, to search for the pleasure of the infinite whatever it may be! For example, the horizon, I miss the clouds and the stars when they are veiled by the season.

In addition, to keep the perception of the simplicity of being there, to love and be loved is enough- « I think » -though it doesn’t satisfy my many and multiple curiosities. I face up to myself and so the time passes by so fast, too fast, going into a library or a bookshop disarms me as I shall die without having discovered so many marvels and so many trips. Meanwhile, since wanting to create my own pictures has become firmly installed in me, the tension of doing the research, the steps, feeling of ones way and the diverse results, have stopped me the best from becoming dispersed.

In conclusion, it’s being conscious of living in a space and a moment of PEACE which reassures me and to imagine losing them makes me wary of others. Is this how I have faced up to diverse fights that I couldn’t avoid or that I shared? Probably!! and more… but this is not the question, and so this question isn’t it prior to that of oxygen* which, in spite of everything, we all breathe?

*P.S. : for sure, this physio-chemical reference takes us back to a common source, another tangential subject, and thus to water – never forgetting that the water we drink at the moment has exactly the same characteristics as that which the dinosaurs drank! Right, that’ll be, may be, for another time……!!!

Caen, 22nd March 2017

José, 67, Caen

Creativity has brought me through for several years,

the place for the imaginary and the poetic in the heart of th city preoccupates me,

the theatre is my favorite vector,

all this is fed by mankind and the condition which has made him,

and as Federico Garcia Lorca said « theatre, is the poetry that rises up to become human ».

All creativity is a poetic and political act that has been placed in the middle of the city.

Caen, April 2017

Marie-Claire, 59 years old (14,France)

The fire that keeps me going…..

Allows everyone

to gather twigs…….

… To light a fire in their heart.

Gives them the spark,

which will release the blue dancing flame,

according to their desires!

Throw their pitfalls into this blue fire!

Add the warm orange scented gestures,

Share moments of solidarity….

And hand in hand …… crackle with joy!

Michel, 90 years old  ( 14, France)

What keeps you going?

The primary thing that keeps me going is my constant need to struggle (with the small means at my disposal) for a better and more just life for everyone.

I don’t know who said :  » you complain about your time, but what have you done to change things? » I think that each of us has an important rôle to play on this planet : to have a mission which begins with our relationships with others, helping others, accepting others as they are and not as we would like them to be, in other words to be tolerant ? To understand them, respect them whatever their opinions (political, religious/atheist, etc…). For this to be possible one must be confident, open minded, positive.

As an elderly person, I also believe that we are on this earth to do the very best we can by setting an example. Thus showing that there is a sense to life, if we have a heart which believes in love, in respect for others, in sharing, in forgiveness. To detest hate : we take joy in the happiness of others, in their success instead of being jealous of them etc…

What keeps you wanting to live?

Above all my family, where we all share their happiness and misfortunes with love, understanding and an open mind. Our grand children and their parents are fantastic : words like  »bad feeling, jealousy, hate » don’t exist in our family. The get togethers, lively meals, outings are a source of little things that fill us with joy. We all have the capacity to be for or against all things  »joyous ». If by chance (very rarely) a quarrel takes place, forgiveness is a lovely present. It is an act of strength. Forgiveness is a creative act. It opens up the the future to better days.

Where do you get your strength from?

I gather my strength from the power of my thoughts. I have great faith. All that we build is done through the channel of our thoughts. Nothing can be done outside of them for they are the origin of everything :

A house cannot be built if it hasn’t been thought about beforehand, created by thought and fixed to a plan.

When we pick up a pen to write, the idea of writing has to go through our brain.

Our mentality, (thought) works on the whole of our organism. Fear, worry, anxiety not only influence our hearts and nerves but also our circulatory organisms, our digestion … and can also make us ill.

My motto is :  »I don’t care about yesterday / I couldn’t give a damn about tomorrow / I’m passionate about today » (My wife says I’m not realistic.)

We are on this earth to be happy, proclaim it loudly. Be in the habit of being happy by controling our emotions. We aren’t born optimistic we become it, by being confident and overcoming fear.

To conclude, I deeply believe that thought tells us :  »love, joy, respect, happiness are the roads to a happy life ».

What is your ideal?

My ideal comes from the certitude that a better life on this earth is possible. I have been struggling since 1948 against those who today are, little by little but surely, killing the world and its inhabitants :

  • An excess of chemical products in food, cosmetics, etc….
  • Pharmaceutical laboratories controled by a few friends (payed experts).
  • More and more industrialised food profiting the multinationals.
  • More and more polluting agriculture (pesticides should be reduced, but last year – in 2015 – 20% more were used!!!). What is more the farmers have lost out : instead of  »farmers » they are called  »agricultural workers » .. All for the profit of Monsanto, Bayer, etc… who exploit them by making them buy their grain from them.

Many artisans, agriculturists, cooks, scientists, etc…. are rebelling for a healthier life without pesticides, herbicides etc…. without the multinationals, the banks … I believe in them and I support them.

My second ideal gives me a sort of hope and justice : the certitude of life after death. Many people don’t believe in it and say it’s impossible, but if one looks closely at what happens in our world  »everything dies to relive otherwise » :

  • grain of wheat dies to become an ear of corn
  • fruit dies to become a tree
  • the candle dies to be transformed into light
  • etc…

If there is no life after our journey on this earth, then our earthly life is absurd and unjust : there are rich and poor, those who are healthy and those who are always sick, the able bodied and the handicaped …Luck for some and misfortune for others. All of these is an evident injustice.

Man, the best of creation, the most accomplished in the solar system, would be condemned to live 50-70-100 years only fall into nothingness? While the Earth, the Sun, the millions of stars, the heavenly bodies, the planets have been living for millions of years (the sun is there every morning), this seems to me to be unthinkable and, what is more, unjust.

We can ask ourselves : am I only a physical being? Or is there in man something more than his physical body – which we see? What we don’t see, from my point of view, is the essential part of Man, in other words : his soul, his spirit, his feelings, his love, his affection, his thoughts, his energy, his vibrations. None of this dies and I believe continues to live otherwise, in a world where we live in peace, equality, where we don’t judge others!!!

More questions : Why the sky? Why Man? Why life? Why death? Why torturers? Why victims? Why happiness? Why unhappiness? Luck? Destiny? A God or not? Or simply the unknown which escapes us?

However, over 2000 years ago, a man named Jesus came to earth to offer us a marvelous message :  »Love each other as I have loved you, even your enemies ». Without refering to religion, everyone can do it. If everyone listened to this message, there would be no more war, no more conflicts, no more hate. The peace would be marvelous. Peace would be forever in our hearts. It will be difficult and long, but we must keep on hoping for happiness.

I believe unconditionally in a marvelous afterlife, and I will continue to believe even if many people lose hope when facing death.

Thank you for reading this right through to the end even if I have been a pain in the neck. Never lose hope… As far as I’m concerned life is without end.  »Win » a little through  »Humility » by bowing in front of the  »inexplicable ».

All my best thoughts

 

Joël, 66 years old (14 France) September 2016

4 questions, 4 entries but maybe only one answer : other people. All of those who live around us, and this can be very far away, who are taking part in the building of our world, but unfortunately also in its destruction (each of us more or less).All of us play a part, each of us has relationships with other people. Our relationships with others are made through exchange. I receive a lot, I give little back, I receive little, I give a lot, it’s not always the same thing. But I accept things as they are. This is how we can live together and share. It is also how we can hope to go forward towards better relations between human beings, to hope for a better society in which all will have their place, with equality for all. We are all building this world, in the stairwell, the square, in our village, our town…..Each of us is part of a community. I want to share, to meet, to go forward, to build, but also to laugh, to love and, why not, cry but not alone.

Michel, November 2016

The charter of the other’s rights

Here and everywhere in the world, someone else: The one who isn’t on my side or doesn’t share my opinions. The one who doesn’t live the same way as I do or isn’t of my age. The one who isn’t from my region or country, whose race or colour isn’t the same as mine.

The other, every human being whoever he may be has a right to life and happiness, to space and liberty ; every human being has an equal right to dignity, for he is unique, his story and his destiny is unique ; in the middle of others, all are subject to rights and duties.

He is unique, he has a right to be recognized as himself, he has a right to his face, to his speech and his identity has to be respected; he has a right to work, to the flowering of his capacities ; he has a right to his loves and his celebrations ; he has a right to his roots, to the culture and the community of his choice ; he has the right to come and go freely across this vast world ; he has the right to live in peace.

The other is worth while ; every human being who isn’t respected as he is, who is manipulated or scorned, every human being who is silenced or starved, every human being who is stopped from acting for his own good, or for the good of others, every human being who is pursued or oppressed, enclosed or rejected, has the right to receive, here and now, the concrete help of my thought, my heart and my hands.

(Text discovered by Frédéric, published with the kind permission of the « BANC PUBLIC » association http:/lesbancspublics.fr/temoignages,charte.html)

 Madeleine  September 2016

I believe that every time a hand is extended towards another,

Every time a step is taken towards another,

Every time we smile, give thanks,

Every time we act with others to make life better, to diminish an injustice, to respect the environment…..

Love comes to life, spreads, multiplies and the whole world moves.

What keeps me alive, is to feel useful, bringing my modest bit here where I live. I try, with others, to build within daily life a more just world, more human, with more solidarity towards all forms of life (human, animal, plant life….). This helps me to perceive that another world is possible and that I am participating towards its coming.

All humain beings are the same in spite of their differences. We all have the same desire to love and be loved, to do something with our lives, to live in harmony with others, with nature.

Globalisation is a unique opportunity to share our desires, our way of living, our cultural riches, artistic…..

So, why let ourselves be fooled by the interminable flow of information and the media, secreting the fact that the Other, the Foreigner, the Migrant, those who are Different are inevitably a menace ?                                                            

 

Ria, 65 years old, (La Ferme de Védrénas, 23, France) June 2016

In one word : Nature

Nature is my driving force ……

Nature makes me alive …..

Nature is where I draw my strength from

Nature is my ideal

 

Cécile (France, 50)

Dear Elisabeth,

In answer to your little questionnaire at the age of almost 88, I can tell you that I never asked myself questions. Alone with my children and my work as a teacher I just did my « duty » one way or another just as my parents did.
Now with my pension I can live well, take advantage of my children J-Ch and P, my grandchildren and my 5 great grandchildren.
My family enable me to « pull myself together » and keep fit (as much as possible) and stay « nice » to look at.
When they come, I play the piano and show them family photographs.
It is important to pass on good memories to this ultra « telephone and computerised » generation.

My ideal is to leave them with good memories.

They know that I belong to a club, that I like walking along the shore and that I have travelled a lot thanks to the souvenirs that I brought back.

 

Jean-Pierre ( 73 ) & Janine ( 70) , 14 France

The Blue Fire tribe

That your dreams might become a reality !

Seek to live a daily life less reliant on materiel goods, while knowing that growth has its limits.

  • 1997 …Lasting development englobes all aspects of human life, we must all measure the results of our decision making, thinking of those who will follow us on this earth. Changing our lifestyle and consumption, making solidarity and justice our first priority … in my opinion employment for all is no more difficult to achieve than schooling for all. In the 1956 constitution : « everybody should be able to work and have the right to obtain work .». Selective sorting, the organisation of means to collect the waste, the treatment and evaluing of the waste are sources of new employment.

« You have no worth if you are not useful to someone else » (Descartes).One should thus contribute towards workshare and avoid exclusion becoming a logical way of life for some.

  • 1992 … Ecology and economy have the same roots, its an aberation that the two have been separated; today, we will not be able to succeed by considering the appropriateness of nature’s economy and man’s economy… I said no to Maastricht for a Europe of justice, progress, cooperation with the third world, humanism, ecology and peace.
  • 1990 : the waste collecting center, a place of service, of work, of creation of partnership…
  • My military service, at the time of the Algerian war , was spent in prison as I did not want to kill an other, others.
  • I have worked for the housing project in Hérouville Saint-Clair : a multiparty town, a social housing agency (HLM Caf) takes over the environment, its housing, its life, encouraging meetings between the inhabitants, the associations and the institutions… a workshop to do up your flat, a workshop « tool box » …

The Housing Boutique still exists today in Hérouville….

  • Engaged from the beginning… in the Young Working Catholics, the unions, the CFS, the Secours Catholique, Live Better in Hérouville, The Green Party : its a means to be part of a group and so avoid being exploited.

I also get my strength from the actions of people like Nelson Mandela, Stéphane Hessel and Pierre Rabhi. My wife, Janine, has always supported my actions.

  • Today if the questions of method arouse so much passion, it is because they open the doors to change …. to believe in man is to believe that every man has a future.

René, aged 20 in his head (14, France )

What drives me since I became politically aware, is social justice, is love without taboos but also friendship, is now the culture of peace and non- violence.
What keeps me alive, is what remains of my health, is the the combat for a better society!
I get my strength from the class fight for a better society, to leave a planet where one can live for future generations!
My ideal, is to build today a democratic gathering through which every citizen counts with a voice within an ethnic frame and which rejects all the political mess! During the congres today, 16/11/15, I enjoyed Celine DUFLOT’s and the lady communist senator’s intervention. This needs to be clarified : not an abstract national union, but the union of the people for change, to put humans first!

 

Carmen (14, France  )

Like a creation, and after meditating on the subject, I have noticed that to all these universal questions, as far as I am concerned, there is only one universal reply :

the other person, others,

with these notions of exchange, sharing, questioning, dialogue, evasion, emotion, love, observation, surprise, to marvel, an invitation to…

be it the object

colour

vegetable

animal

Human

In a word, this is my leitmotif :

to start resonating with……

and that thanks to my individual memory but also to our collective memory.

Jacqueline (France 14)

« We should have two lives. One for learning and the other for living ». Alexandre Romanès

I owe a lot to the children with whom I spend my life. I have grown with them.And I continue to do so.
With them I have learnt patience, leniency, complete confidence in the other who helps one to grow.
I know that today I cannot change the world in spite of my horror of injustice and even worse humiliation. I, myself, try to be as sincere as possible.
Here where I have chosen to be, I act simply : drink coffee while chatting in a caravan, sharing each ones joys and worries, giving pleasure to the children, etc.
Without dogma or judgement I am attentive that those I meet know that our pleasure is shared. I need them to live.
I flee moralising and hypocrisy. I feel reassured about my own weaknesses by the weakness of others. I have taken a bet on  »la belle resistance » that the change will come here where I am. But of course this strength, this desire, I draw from the confidence, the interest, the kindly looks and the love which come to me in diverse ways.

Geneviève, 88 (France,14)

My ideal is any kind of integrity. Which includes the duty of marriage and family engagements and the understanding of others.

I draw my strength from religion, from the affection of my family and the friendship which can come from anywhere.

What I like in religion : I feel comfortable because there is understanding and it welcomes everyone.

To greet, listen and serve others make me get up in the morning.

I like simplicity in my relations with other people.

I lean on my deceased parents and husband from whom I received a lot.

Fanny (France, 14)

I am nourished by the sun, dance, creativity, travelling, dreams and the people I love.
Hope, dreams and my son keep me going.
I draw my strength from group association and from within myself.
I long for a just, self managing, egalitarian and tolerant society. Also, from a personal point of view, I would like to create a burlesque cabaret dance troop.
My ideal would be that my dreams, and they are numerous, become reality.

 

 

La tribu du feu bleu : 2015

Réponses aux questions sur l'idéal

PREMIERS TEXTES :

Le soleil, la danse, le fait de créer, de voyager, de rêver et les personnes que j’aime m’animent.
L’espoir, le rêve et mon fils me font vivre.
Je puise ma force dans l’association collective et en moi-même.
J’aspire à une société juste, égalitaire, autogérée et tolérante. J’aspire aussi, d’un point de vue plus personnel à monter une troupe de danse cabaret burlesque.
Mon idéal, serait que mes rêves et ils sont nombreux, deviennent réalité.

Fanny (France 14) Avril

 

« On devrait avoir deux vies. Une pour apprendre et l’autre pour vivre ». Alexandre Romanès

Je dois beaucoup aux enfants avec qui j’ai passé ma vie. J’ai grandi avec eux. Et je continue. J’ai appris avec eux, la patience, l’indulgence, la confiance indéfectible en l’autre qui l’aide à grandir.
Je sais aujourd’hui que je ne changerai pas le monde malgré mon horreur de l’injustice et pire que tout de l’humiliation. J’essaie moi-même d’être le plus sincère possible.
Là où j’ai choisi d’être, j’agis modestement. Boire un café en conversant dans une caravane, partager les joies et les soucis des uns et des autres, donner du plaisir aux enfants, etc… Sans dogme, sans jugement je suis soucieuse que ceux que je rencontre sachent que notre plaisir est partagé. J’ai besoin d’eux pour vivre.
Je fuis la morale et l’hypocrisie. Les faiblesses des autres me rassurent sur mes propres faiblesses.
Je fais le pari de « la belle résistance » pour que le changement vienne là où je suis.
Mais bien sûr cette force, cette envie je les puise moi-même dans la confiance, l’intérêt, le regard bienveillant , l’amour qui me sont portés de diverses manières.

 Jacqueline (France 14) Juin

 

Mon idéal, c’est l’intégrité en quoi que ce soit. Ce qui comprend le devoir qu’ accompagnent l’engagement conjugal, familial et la compréhension des autres.
Je puise ma force dans la religion et l’affection des miens et les amitiés qui peuvent venir de tous les côtés.
Ce que j’aime dans la religion : je m’y sens à l’aise parce qu’il y a la compréhension, l’accueil de chaque personne.
Accueillir, écouter, servir me font me lever le matin.
J’aime la simplicité avec les autres.
Je m’appuie beaucoup sur mes défunts parents et mari, desquels j’ai beaucoup reçu.

Geneviève, 88 ans (France 14)

 

Telle une création, et après méditation sur le sujet, il m’est apparu qu’à ces questions universelles, à mon sens, je n’ai qu’une réponse universelle :
l’autre, les autres, avec ces notions d’échange, de partage, de questionnement, de dialogue, d’évasion, d’émotion, d’amour, d’observation, d’étonnement, d’émerveillement, d’invitation à…

qu’il soit objet,

couleur

végétal

animal

humain

c’est, en un mot, un leitmotiv pour moi :
                          
rentrer en résonance avec…

et cela grâce à ma mémoire individuelle mais aussi notre mémoire collective.

Carmen  ( France 14 )  Novembre

 

Ce qui m’anime depuis ma prise de conscience politique, c’est la justice sociale, c’est l’amour sans tabou mais aussi l’amitié, c’est maintenant la culture de la paix et de la non-violence.
Ce qui me fait vivre, c’est le reste de ma santé, c’est le combat pour une société meilleure !
Je puise ma force dans des combats de classe pour une société meilleure, pour laisser aux futures générations une planète vivable !
Mon idéal, c’est aujourd’hui de construire un rassemblement démocratique qui fait que chaque citoyenne et citoyen compte pour une voix avec un cadre éthique et qui rejette toutes les tambouilles politiques ! J’ai aimé aujourd’hui au congrès du 16/11/15 les interventions de Cécile DUFLOT et de la sénatrice communiste. Cela demande une clarification : pas d’union nationale abstraite, l’union du peuple pour un changement, pour l’humain d’abord !

René, 20 ans dans la tête ( France 14) Décembre